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Préambule
Au nom de
Dieu Clément et Miséricordieux
Louanges à
Dieu, qui a ouvert un chemin à la justice, qui a donné l’équité
pour garant de la conservation de l’ordre dans ce monde, qui
a réglé le don de la connaissance du droit selon les
intérêts, qui a promis la récompense au juste et la
punition à l’oppresseur. Rien n’est aussi vrai que la
parole de Dieu.
Que les bénédictions soient sur Notre Seigneur Mohamed que
Dieu, dans son livre, a honoré des titres d’humain et de
compatissant, et qui l’a envoyé avec la pratique du droit
chemin, qu’il nous a enseignée et expliquée, ainsi que
Dieu le lui avait ordonne sur les bases de la loi qui veut l
approbation du juste et la défense de l’injuste, de sorte
que la parole de Dieu n’a été l’objet ni de changement,
ni de fausse interprétation. Que le salut et la bénédiction
soient sur sa famille et ses compagnons qui ont su enseignera
la vérité à celui qui a désiré la connaître, et l’ont
convaincu par leur science et leurs preuves, qui ont connu la
loi par texte et par interprétation et qui nous ont laissé
comme preuve éclatante leur conduite exemplaire, leur justice
et leur équité!
Je te demande,
ô Dieu! de m’accorder ton puissant appui pour arriver aux
actes qui te plaisent, pour que tu m’aides à remplir ma
tâche de prince, cette tâche qui est le plus lourd fardeau
que puisse porter un homme. Je mets toute ma confiance et tout
mon savoir en toi : quel plus grand appui que celui du Très
haut ?
La mission que
Dieu nous a donnée en nous chargeant de gouverner ses
créatures dans cette partie du monde nous impose des devoirs
impériaux et des obligations religieuses que nous ne pouvons
remplir qu’à l’aide de son seul recours. Sans cette aide,
qui pourrait satisfaire à ses devoirs envers Dieu et envers
les hommes ?
Persuadé qu’il
faut suivre les prescriptions de Dieu en tout ce qui touche
ses créatures, je suis décidé à ne plus laisser peser sur
celles qui sont confiées à mes soins ni l’injustice, ni le
mépris : je ne négligerai rien pour les mettre en pleine
possession de leurs droits.
Peut-on
manquer, soit par ses actes, soit par ses intentions, à de
pareils devoirs, quand on sait que Dieu ne commet pas la
moindre injustice et qu’il réprouve ceux qui oppriment ses
créatures ?
Dieu a dit à
son prophète bien-aimé : « Ô David! je t’ai fait mon
calife sur la terre ; juge les hommes d’après la justice,
ne te laisse pas guider par la passion, car elle t’éloignerait
de la voie de Dieu, et ceux qui s’éloignent des voies du
Seigneur sont destinés aux tourments les plus affreux, car
ils ont oublié le jour de la résurrection ».
Dieu est
témoin que j’accepte ses hautes prescriptions pour prouver
que je préfère le bonheur de mes États à mon avantage
personnel. J’ai consacré à assurer ce bonheur, mon temps,
mes forces et ma raison. J’ai déjà commencé, comme on le
sait, à alléger les taxes qui pesaient sur mes sujets. Dieu
a permis que cette réforme fût une source de bien, et ces
heureux résultats ont fait espérer à nos peuples de
nouvelles améliorations.
La main des
agents infidèles se trouvait dès lors paralysée.
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