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Tunisie2004.net : société démocratique virtuelle, Tunisie2004 :  société démocratique réelle
Qui sommes-nous ?

 La transparence qui est l’une des valeurs sur lesquelles reposera toute notre démarche nous impose rigueur et probité quand il s’agit de répondre à la question qui reviendra le plus souvent dans les débats : qui sont ces gens ? Que peuvent-ils ajouter à un espace politique déjà engorgé et irréductiblement compliqué ?

Ce qui manque gravement à notre chère Tunisie, c’est une approche réformatrice.

Laminée par des décennies de pouvoir personnel et d’une pensée unique réductrice et accablante, la société tunisienne s’est résignée au statu quo et a appris à cohabiter avec des ajustements et des retouches maquillés en «  grandes avancées historiques » par les pouvoirs politiques.

Mise à l’écart systématiquement par les acteurs politiques, du pouvoir comme de l’opposition, notre société n’a jamais été le point névralgique sur lequel devrait se concentrer toute la  démarche politique. Les défaillances et les dysfonctionnements lorsqu’ils sont recensés par l’opposition, c’est pour clouer au pilori le régime et non pas pour inciter à la réflexion et au travail de réforme. Le réformateur a une vision idéaliste des phénomènes sociaux, il s’implique dans l’événement  et assume ses responsabilités sans équivoque, même en l’absence de contre-partie politique.

Cette spécificité nous rend indispensables dans le paysage politique et social de notre pays. Nous sommes démocrates et nous sommes réformateurs. Nous sommes démocrates parce que nous sommes des femmes et des hommes libres ; nous sommes réformateurs parce que nous sommes des citoyens responsables.

Notre démarche est un mélange de dénonciation ( les abus du Régime ) et d’énonciation  ( projet d’avenir). Nous sommes en même temps une force d’opposition et une force de propositions.

Notre credo devrait être : « proposer pour mieux s’opposer ».

Par ce travail, nous voulons contribuer à la réalisation des objectifs suivants :

 1)  promouvoir la participation citoyenne

 Donner la parole aux Tunisiennes et aux Tunisiens sur les sujets qui les préoccupent en vue de mettre en place un Programme National privilégiant la Réforme et luttant contre toute forme d’immobilisme et d’aliénation. Ceci doit être fait en tout état de cause, dans le cadre des  valeurs qui ont présidé à cette initiative. 

Bien au-delà du contenu qui ne devrait pas manquer de pertinence, puisque élaboré par les acteurs sociaux eux-mêmes, c’est la méthode qu’il faut surtout retenir. Apprendre et inciter nos concitoyens à exercer pleinement leur citoyenneté serait le meilleur rempart contre ces vieux démons que sont l’asservissement et l’abrutissement.

 2) Moraliser le comportement politique : fonder l’action sur des principes éthiques

 La conduite de nos affaires, l’exercice de nos droits, la défense de nos objectifs et intérêts doivent se faire dans la plus grande correction et le plus grand respect des différents protagonistes.

En adoptant une conduite exemplaire, en donnant l’exemple à nos concitoyens, nous contribuons à réconcilier les Tunisiens avec la politique et avec l’action citoyenne. La politique retrouvera ainsi ses lettres de noblesse et le phénomène d ‘apathie politique, qui a tant handicapé notre pays, ne serait plus qu’un mauvais souvenir.

 3) Faire  la politique avec du neuf

 Imposer aux tunisiens les mêmes structures archaïques et sclérosées, et les mêmes acteurs que l’on retrouve dans tous les communiqués ( les rentiers de l’opposition), n’exprime pas une  réelle volonté de Réforme. Il faut innover dans les idées certes, mais aussi dans les structures et les hommes.

 Réussir à convaincre des tunisiens viscéralement apolitisés de porter et de défendre un projet de société est d’une part un camouflet pour le Régime qui a construit son règne sur la peur et la négation de la citoyenneté, et un signe on ne peut plus révélateur de la force et la pertinence de ce projet, de l’autre.

 4) De l’exclusion à l’inclusion

 A l’image de la société démocratique dont nous rêvons tous, notre initiative doit s’ouvrir à tous celles et ceux qui expriment la volonté de promouvoir les valeurs qui la fondent. Inclure et non pas exclure, est la pierre angulaire de toute structure qui se veut démocratique.

Faut-il rappeler que c’est  toujours la dictature qui profite le mieux de l’exclusion et de l’ostracisme. Dans notre pays comme ailleurs,  l’exclusion a provoqué et amplifié l’apathie politique. Car le comportement politique des exclus est à l’image de leur sentiment d’abandon : largués, ils larguent à leur tour. C’est une évidence : l’exclusion détourne de toute forme d’engagement citoyen et décourage la participation.

 5) Une politique de proximité

 Notre conception de l’action politique doit se démarquer des approches élitistes ignorant et méprisant une majorité de la société acculée à la consommation et à l’attentisme. Nous devons inventer des méthodes de travail qui élargissent le champ de la citoyenneté au plus grand nombre. Il devient urgent de briser le mur qui sépare les deux parties de la société : une minorité qui agit et une majorité qui subit.

Il nous faut un commando de femmes et d’hommes d’action qui agissent dans, avec et pour la société et non pas en marge, à l’insu ou contre elle.

 6) des structures souples et un engagement accommodable et négocié

 Le glas a bien sonné pour les structures rigides, pyramidales et profondément centralisatrices. En imposant à leurs adhérents une discipline raide et une obéissance aveugle, ce type d’organisation s’auto limite à  quelques fidèles endoctrinés et inféodés, et se prive par conséquent du dynamisme et de la vivacité que procurent le débat et le conflit des idées. Nous ne voulons pas d’une troupe de subordonnés mais d’une association de partenaires.

Il s’agit de reconnaître à chacun des acteurs/partenaires une autonomie relative, des objectifs propres et dès lors une stratégie personnelle pour les atteindre. La structure apparaît alors comme un ensemble complexe de stratégies d’acteurs en interaction, où alternent coopération et antagonismes. Des règles  collectives de jeu doivent exister, mêmes tacites, ainsi que les limites à ne pas dépasser, au risque de porter atteinte à la survie de la structure, c’est-à-dire à l’atteinte des objectifs collectifs qu’elle s’est fixés.

 

  
  
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